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Hébergement d'urgence : Lettre à François Fillon

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Le Président


Créteil, le 20 juillet 2011


A François FILLON, Premier ministre,
Hôtel Matignon,
47 rue de Varennes
75007 PARIS


Monsieur le premier Ministre,

La presse rend compte  de la brutale aggravation de la situation des familles laissées sans solution par la rupture de capacité d’accueil de l’hébergement d’urgence, autrement dit  d’abord, du 115.
Nous sommes  maires et donc directement confrontés  au problème.
Je  voudrais me faire ici le relais auprès de vous de la demande que soient débloqués par l’Etat  les moyens nécessaires à l’hébergement de toute personne, ou famille avec enfants, conduite malheureusement à s’adresser au 115.
La seule solution serait que chacun puisse bénéficier d’un logement adapté mais, dans cette attente, nous souhaitons éviter  d’entrer dans toute polémique, en particulier sur les chiffres. Il semble que M.  le préfet de Région ait évalué lui-même en 2010 les besoins dans ce domaine à 13 000 places supplémentaires.  M. Apparu, secrétaire d’Etat en charge du logement, vient de mettre en avant que le nombre total de places d’hébergement en  Ile-de-France n’a jamais été aussi élevé avec 43 000 places  (600 personnes hébergées par nuit en 2000 à 7000 en 2007 et 12 909 en 2011).
La réalité immédiate, c’est qu’à  la porte de nos bureaux  et des services sociaux du département se pressent des familles dans le plus grand désarroi et en réel danger. Avancer ou contester ces chiffres, recoupant des catégories inévitablement différentes, serait tout aussi vain quand il s’agit, comme cela nous est imposé  désormais, d’avoir à faire face à la demande concrète de familles qu’on ne les abandonne pas  la prochaine nuit dehors avec leurs enfants.
En tant que président de l’Association des maires du Val-de-Marne, je  communiquerai  naturellement copie de votre réponse à tous mes collègues. Persuadé que vous comprendrez le sens de cette démarche dictée par l’urgence, je vous prie, M. le premier ministre, d’agréer l’expression de mes sentiments dévoués.



Régis CHARBONNIER,
Maire de Boissy-Saint-Léger
Vice-président de la Communauté d’Agglomération du Haut-Val-de-Marne
Copie de ce  courrier à Christian FAVIER, président du  Conseil général

Hébergement d'urgence : Lettre aux Maires

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Le Président

Créteil, le 20 juillet 2011

Madame le Maire, Monsieur le Maire,

Cher(e)s Collègues,
La presse fait écho à la brutale aggravation de la situation des familles laissées sans solution par la rupture de capacité d’accueil de l’hébergement d’urgence, autrement dit  d’abord, du 115.
Je suis, pour ma part et certainement comme chacun d’entre vous, directement confronté au problème et contraint de m’adresser directement au préfet sur un dossier précis.
Sans doute n’avons-nous pas la même opinion sur les moyens à mettre en œuvre pour qu’enfin tous, dans notre pays, aient un véritable toit mais il n’empêche que, pour l’immédiat, nous pouvons nous accorder sur l’urgente exigence que soient débloqués par l’Etat tous les moyens nécessaires à l’hébergement de toute personne, ou famille avec enfants, conduite malheureusement à s’adresser au 115.
Je propose que nous refusions d’entrer dans toute polémique, en particulier sur les chiffres : il semble que le préfet de Région ait évalué lui-même en 2010 les besoins dans ce domaine à 13 000 places supplémentaires mais M. Apparu, secrétaire d’Etat en charge du logement, met en avant que le nombre total de places d’hébergement en  Ile-de-France n’a jamais été aussi élevé avec 43 000 places  (600 personnes hébergées par nuit en 2000 à 7000 en 2007 et 12 909 en 2011).
Avancer ou contester ces chiffres, recoupant des catégories inévitablement différentes, est tout aussi vain quand il s’agit, comme cela nous est imposé par la réalité désormais, d’avoir à faire face à la demande concrète de familles qu’on ne les laisse pas affronter la prochaine nuit dehors avec leurs enfants.
Au-delà de nos différences politiques et partant seulement de l’intérêt général, je vous propose donc d’adresser au premier ministre une lettre en ce sens et dans ces termes exactement mesurés, au nom de notre association des maires du Val-de-Marne. Je vous en communiquerai  naturellement copie ainsi que de sa réponse. Nous pourrons ainsi décider ensuite de la conduite à tenir.
Persuadé que vous comprendrez le sens de cette démarche dictée par l’urgence, et que vous l’approuverez, je vous adresse, chers collègues, mes plus cordiales salutations.


Régis CHARBONNIER
Maire de Boissy-Saint-Léger
Vice-président de la Communauté d’Agglomération du Haut-Val-de-Marne